L'Atelier

Le Groupe Renault a choisi les Eco-Actions pour coordonner le développement de l'un de ses produits engagés. Créé il y a bientôt 10 ans, les Eco-Actions conçoit des accessoires de maroquinerie à partir de bâches recyclées, un concept baptisé "Re-Made in France". Par sa démarche, les Eco-Actions souhaite favoriser le réemploi et soutenir l'économie locale en nouant des partenariats avec des entreprises du territoire francilien. Les Eco-Actions travaille étroitement avec la Fondation des Amis de l'Atelier et l'un de ses ESAT, et contribue ainsi à l'insertion de travailleurs handicapés.

La Fondation des Amis de l’Atelier accompagne à ce jour 3000 personnes en situation de handicap mental, psychique ou avec autisme dans 80 établissements et services dont 8 ESAT. Un ESAT est un établissement médico-social qui permet à des personnes en situation de handicap d’accéder à des activités professionnelles en proposant ainsi des prestations et des produits de qualités aux particuliers et aux entreprises.

L’ESAT avec lequel travaille les Eco-Actions, les Ateliers de Chennevières, accompagne 91 personnes en situation de handicap qui sont accueillies au sein de différentes activités professionnelles (Upcycling, espaces verts, blanchisserie industrielle, conditionnement). L’équipe encadrante de l’ESAT adapte le travail par des interventions éducatives et techniques appropriées, permettant la réalisation de soi et un épanouissement personnel et professionnel des personnes accompagnées.

L’ESAT Les Ateliers de Chennevières a développé l’atelier UpCycling depuis 20 ans. Cet atelier valorise et recycle des matériaux récupérés, qui sont découpés et assemblés pour en faire principalement des articles de maroquinerie design. Aujourd’hui, 12 travailleurs travaillent à plein temps dans cet atelier. Rien ne se perd tout se transforme en objet utile, unique, solidaire, made in France favorisant l’insertion sociale et professionnelle de personnes en situation de handicap et valorisant l’image de soi par la reconnaissance de la qualité de leur production.

Pour en savoir plus sur ces deux structures, rendez-vous sur leur site web :

Les artisans

Anne-Marie

Anne-Marie

« Je travaille à l’atelier maroquinerie depuis 1981, date de l’ouverture des Ateliers de Chennevières. Je suis spécialiste en piqûre sur machine à coudre industrielle. Pour confectionner le serre câble, je pique les velcros. Ce travail nécessite de la minutie et de la précision car il y a double couture pour s’assurer de la solidité de la pièce. Cet objet me permet de déployer mes compétences. »

Annis

Annis

« Je suis à l’atelier maroquinerie depuis un peu plus de deux ans et j’y développe de la polyvalence. Sur le travail du serre câble, j’ai fait plusieurs étapes : le traçage et le collage des velcros, la piqure des pièces. Ce travail m’a permis d’améliorer ma concentration. Je suis content car cela me sert pour d’autres travaux. »

Delphine

Delphine

« Depuis 4 ans et demi que je travaille à l’atelier maroquinerie, j’ai acquis les gestes techniques car je n’y connaissais rien. J’adore la piqure. Je suis fière d’effectuer l’assemblage des deux morceaux du serre câble. Cette étape de travail est très importante et de me l’avoir confiée, me motive à travailler sur des pièces de plus en plus difficiles. »

Jorge

Jorge

« Ça fait 31 ans que je travaille aux Ateliers de Chennevières, comme coupeur et préparateur. Sur le serre câble, j’ai préparé les matelas de matières premières, puis les ai coupés à la presse avec un emporte pièce. J’ai fait aussi du traçage et positionnement de velcros. Travailler pour une grande marque automobile me rend fier. »

Fiona

Fiona

« J’ai piqué des ourlets et fait de l’assemblage de pièces. C’est un travail qui demande de la patience, de la minutie. Je suis allée au début tout doucement pour avoir un travail de qualité demandé par la monitrice. Au fur et à mesure que je fais des pièces, je prends de l’assurance. Je suis contente de ce travail car je sais qu’on me fait confiance. En 8 ans de travail sur l’atelier maroquinerie, j’ai acquis de bonnes compétences que je mets à profit aujourd’hui. J’espère continuer à progresser. »